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Modèle BOYD : état de la situation, interrogations et enjeux

QUESTIONS

Afin d’alimenter une première discussion autour du modèle BYOD (Bring Your Own Device ou Apportez vos appareils personnels) lors du comité technopédagogique du Collège, j’aimerais vous entendre sur le sujet.

  1. Est-ce que des enseignants de votre collège suggèrent à leurs étudiants d’utiliser leur téléphone intelligent, leur ordinateur portable (ou autre) en classe? Si oui, est-ce que le collège est ouvert à cette pratique?
  2. Est-ce que votre collège (ou vous!) s’interroge sur le sujet avec l’arrivée des tablettes?
  3. Selon vous, quels sont les enjeux principaux?

ACTIONS SUITE À CET APPEL À TOUS

La réflexion à ce sujet a été reportée à l’automne.

DÉTAILS DES RÉPONSES

ÉTABLISSEMENT/REPTIC RÉPONSES
Bois-de-Boulogne
Guy Germain
  1. Utilisation BOYD en classe : Ça arrive parfois. J’ai vu quelques profs le faire. Une prof d’éducation physique, suite à ma recommandation, demandait à ses étudiants de se filmer pendant la routine de Taï Chi et de pratiquer à la maison par la suite avec ce modèle.
  2. Interrogations sur l’arrivée des tablettes : Oui, c’est préoccupant. Le comité des usagers des TIC en a discuté lors d’une récente rencontre.
  3. Enjeux : Les réseaux sans fil ne sont pas adéquats et le soutien technique doit être possible aussi. Il faudra soutenir plusieurs technologies (iOS, Windows, Linux…). Il y a donc de quoi faire réfléchir le comité des usagers des TIC.
ITHQ
Jules Massé
  1. Utilisation BOYD en classe : Il n’y a pas de règles institutionnelles à l’ITHQ. Certains professeurs, quelques-uns seulement, suggèrent effectivement aux étudiants d’apporter un appareil en classe : principalement des ordinateurs ou des tablettes numériques. Pour les téléphones, à ma connaissance, c’est mal perçu, voire interdit. Certains professeurs interdisent aussi les ordinateurs et les tablettes, je ne connais pas la proportion, mais je dirais que c’est peut-être la moitié des profs! Pour l’école, il incombe à chaque professeur d’établir ses règles pour son cours. Et beaucoup d’autres se disent embêtés par les ordis et les tablettes. Ils les tolèrent, mais ne savent pas trop comment les intégrer.
  2. Interrogations sur l’arrivée des tablettes : L’arrivée des tablettes amène effectivement des usages et des possibilités nouvelles. Les fonctionnalités des tablettes ne sont pas toujours satisfaisantes comparées à celles des ordinateurs portables, mais elles semblent bien s’intégrer dans la classe et permettre de demeurer attentif à ce qui se passer autour de soi. Comme professeur, je vois plus souvent des étudiants absorbés par leur écran d’ordinateur que par leur tablette. C’est peut-être dû à la position de la tête, qui fait en sorte que lorsqu’on regarde sa tablette, on peut difficilement avoir l’air attentif au professeur, tandis que derrière son écran, on ne fait que lever ou baisser les yeux. Les étudiants qui s’installent au fond de la classe avec leurs ordinateurs portables semblent parfois avoir plus de mal à demeurer attentifs au cours. Les tablettes sont toutefois nouvelles en classe – pour les étudiants comme pour les professeurs – et ne sont pas toujours maîtrisées techniquement. Les étudiants me posent d’ailleurs beaucoup de questions techniques et cherchent à mieux comprendre l’outil, pour travailler dans Google Drive par exemple, ou répondre à des formulaires en ligne.
  3. Enjeux :
    • Infrastructure réseau et prises de courant : La capacité du réseau sans fil est un enjeu crucial. Les étudiants ont des téléphones et des ordinateurs. Il n’est pas rare que j’aie une cinquantaine d’appareils reliés au réseau sans fil de l’école dans ma seule classe (souvent 2 appareils par personne!). Si un autre professeur fait la même chose dans la classe voisine, la performance diminue sous un seuil critique et il n’est plus possible de travailler en infonuagique. La disponibilité des prises de courant pour les ordinateurs est aussi un réel casse-tête.
    • La gestion de l’attention des étudiants : Cette session, un étudiant ayant l’air calme et studieux avait sont ordinateur portable en classe avec lui en tout temps. Il semblait prendre des notes et suivre le cours. Mais à la 12e semaine, il est venu candidement me poser des questions de base sur l’utilisation des ressources en ligne du cours et des documents partagés dans Google Drive. Il avait réussi à se rendre jusqu’à la fin de la session sans maîtriser les outils de base du cours, ce qui montre clairement qu’il faisait autre chose en classe, sans que je m’en sois rendu compte. Il a finalement échoué au cours… mais il aura certainement appris que la gestion des distractions et la capacité d’attention sont cruciales pour réussir. Comme professeur, je vais porter attention à ces situations et ajuster ma stratégie pour détecter ce genre de problème. Pour plusieurs étudiants, un téléphone, une tablette ou un ordinateur sont des appareils de divertissement. Il m’arrive même d’être un peu choqué lorsque j’entends des professeurs me dire à quels points ces appareils doivent être utilisés en classe, car ils sont tellement amusants! Le fait qu’ils soient amusants est un réel défi et le professeur finit pas compétitionner avec l’outil pour garder l’attention de l’étudiant… Bien entendu, certains pourront mentionner l’apprentissage par le jeu, mais pour le moment, je ne suis pas rendu là! Pour moi, les TIC sont un outil de travail puissant et efficace. Peu m’importe que ce soit amusant ou non. Là-dessus, il y a un fossé générationnel et je dois en tenir compte.
    • La pédagogie elle-même : Pour faire en sorte que les outils numériques personnels et les ressources numériques des cours soutiennent les apprentissages de tous les étudiants, et non seulement des plus forts, ou de ceux qui ont une motivation intrinsèque plus développée, il faut adapter la pédagogie et prendre certaines précautions. D’abord, il importe, très tôt dans le cours, d’imposer clairement et fermement la dimension TIC du cours. Mais, il faut le faire de manière progressive. Ensuite, il faut utiliser les outils de manières stimulantes, par exemple pour favoriser les travaux d’équipes et la collaboration entre pairs, pour accompagner les étudiants de manières plus soutenue en dehors des cours et plus personnalisée aussi (rétroactions plus fréquentes et délais de réponse plus courts) et pour offrir des contenus variés (textes complémentaires, vidéo, questionnaires). Il importe de repérer et d’intervenir rapidement auprès des étudiants plus « passifs » technologiquement. Il faut les accompagner de manière à ce qu’ils profitent eux aussi du levier technologique du cours. Sans quoi, les étudiants « plus forts » prendront une telle avance qu’il deviendra difficile d’enseigner pour toute la classe et les plus faibles s’en trouveront pénalisés. Ils seront en quelque sorte « largués technologiquement ». Certains finissent même par développer une aversion pour les TIC! Le problème n’est pas les TIC, mais les TIC amplifient effectivement les situations : l’avance des plus avancés, comme le retard des plus lents à se mettre au travail. Je parle ici de mon expérience personnelle avec plusieurs groupes depuis 3 ans.
Matane
René Bélanger
  1. Utilisation BOYD en classe : Les élèves apportent timidement leur appareil. Ils peuvent se brancher sur le réseau sans fil.
  2. Interrogations sur l’arrivée des tablettes : Quelles places occuperont-elles dans la classe et la pédagogie? Ou quelles places veut-on qu’elles occupent? Outils de distraction, Facebook?
  3. Enjeux : Utilisation pédagogique (formation, encadrement) et la capacité des réseaux sans fil (coût infrastructure)

Capsule vidéo de mon ex-collègue du RÉCIT sur le sujet.

Rimouski
Bruno Lavoie
  1. Utilisation BOYD en classe : C’est timide, cependant il y a quelques étudiants qui fonctionnent avec leur ordinateur portable. On est ouvert à cette pratique, d’autant plus qu’avec le développement du Cloud, les applications se dématérialisent.
  2. Interrogations sur l’arrivée des tablettes : Oui, des tablettes, du chromebook. Toutefois, ce n’est pas la majorité des enseignants qui s’intéressent la possibilité de modifier leurs cours, leurs notes de cours.
  3. Enjeux : La formation et le support aux enseignants afin d’adapter le matériel pédagogique.
Rosemont
Marie-Josée Desrochers

Oui, nous sommes très au fait de cette réalité et nous nous préparons pour ça. Je sais que certains profs acceptent mais ils trouvent que c’est un peu difficile.

Les enjeux principaux sont reliés aux différentes plateformes mais aussi à la gestion de classe.

Je prépare tranquillement les profs à cette ouverture mais le collège est ouvert depuis l’installation du sans fil.

Notre projet portable en Techniques de recherche sociale (TRS) vise entre autres choses à documenter les difficultés potentielles.

Ce projet ne se limite pas à ça mais comme ils forment des techniciens en recherche, ce sera intéressant de le mesurer. Il y aura une recherche importante sur la conception du portfolio élaborée sur une base hebdomadaire constante dans un programme, complètement intégrée aux cours et nous pensons qu’avec un portable ou une tablette, le projet devient plus accessible et ça donne une chance à ce projet de réussir.

Trois-Rivières
Chantal Desrosiers
Nous avons des projets portables et tablettes mais ce sont des intégrations isolées. La plupart des enseignants gèrent le droit d’utiliser les appareils selon leur choix. Sauf pour les étudiants des services adaptés qui ont le droit en tout temps même en examen. Les avis sont mitigés mais très peu autorisent le téléphone cellulaire.
Vieux Montréal
Daniel Bourry
  1. Utilisation BOYD en classe : Oui, certains enseignants permettent aux étudiants d’apporter leur ordinateur ou d’autres outils en classe et l’intègrent dans leur pédagogie. C’est l’enseignant qui décide quand et dans quelles conditions il en permet l’utilisation en classe. Je dirais que le collège est ouvert, car les étudiants peuvent accéder au réseau sans fil partout dans le collège.
  2. Interrogations sur l’arrivée des tablettes : Oui. Nous avons un projet d’emprunt par un étudiant d’une valise contenant 8 à 10 tablettes Windows 8. L’enseignant pourra les apporter en classe et les passer aux étudiants pour du travail d’équipe ou autre. Aussi, si ma mémoire est bonne, il n’y avait que peu d’étudiants qui avaient accès à une tablette en automne 2013. Nous posons la question aux nouveaux étudiants à chaque rentrée scolaire.
  3. Enjeux
    • Portabilité (certains élèves se plaignent que leur portable est lourd à transporter)
    • Rester connecter comme avec un téléphone, mais avec la possibilité de faire des travaux comme avec un ordinateur portable.
    • J’espère que cela facilitera les travaux d’équipe

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