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Stratégies antiplagiat réalisées par des enseignants de votre collège

Contexte

Cette année, notre collège a décidé de s’atteler au problème du plagiat chez les étudiants. Pour ce faire, plusieurs avenues sont envisagées dont du perfectionnement à l’intention des enseignants sur divers moyens permettant de contrer le plagiat. Par exemple :

  • Mieux former les étudiants au non-plagiat: une recherche récente réalisée dans le réseau collégial Moteur de recherche = Information = Plagiat dans les travaux scolaires (Frankoff, 2013), indique que, si les étudiants ont recours au plagiat, c’est qu’ils ne sont pas suffisamment informés et formés sur ce qu’est le plagiat en tant que tel et sur les moyens permettant de l’éviter.
  • Stratégies de réalisation de travaux scolaires permettant de contrer le plagiat : je pense, entre autres, au récit Profweb de Jules Massé (ex-REPTIC à l’ITHQ) intitulé Prévenir le plagiat lors d’une dissertation faite en dehors de la classe. Les approches de type « portfolio » semblent aussi être une avenue intéressante.

Question

Dans votre collège, est-ce que des enseignants ont développé des stratégies permettant de réduire au minimum les risques de plagiat dans la réalisation des travaux scolaires de leurs étudiants? Si oui, pourriez-vous me donner un aperçu de la stratégie « gagnante » (activité, contexte de réalisation)

Action suite à cet appel à tous

Nous avons pris la décision d’offrir une formation aux enseignants par un enseignant sur les stratégies pédagogiques pour éviter le plagiat, avec exemple de travaux, plusieurs exemples de consignes et de grilles d’évaluation seront remis aux enseignants ainsi qu’une démonstration de l’utilisation de Compilatio. La bibliothécaire poursuit sa sensibilisation aux étudiants dans le cadre d’une formation sur la citation des sources et le plagiat.

Détail des réponses

ÉTABLISSEMENT/REPTIC

Réponses

Ahuntsic
Lisa Tremblay
Annie-Claude Angers

Voici tous les fichiers du Collège Ahuntsic sur sa campagne de sensibilisation sur le plagiat.

Baie-Comeau
Stéphanie Coll

Nous aussi nous travaillons sur le sujet. Je n’ai pas de détails sur les pratiques des enseignantes et des enseignants. Nous avons un comité qui travaille à identifier des façons de sensibiliser les étudiants. Nous avons dans tous les programmes, un cours d’identifié pour une visite de la SMTE afin de former les étudiantes et étudiants à la recherche documentaire. Nous pensons que cela nous permettra de sensibiliser l’ensemble des étudiants, nous avons également un petit questionnaire inspirer du Cégep Garneau que nous avons ajouté à l’agenda scolaire ainsi que l’extrait de la PIEA sur le sujet et nous poursuivons notre réflexion.

CDC
Isabelle Laplante

Actes du 29e colloque de l’AQPC Pour des apprentissages durables

Garneau
Alain Marcotte

D’ailleurs, ce projet avait donné lieu à une présentation au colloque de l’AQPC de 2009. Si tu as accès aux actes du colloque (papier), tu devrais y retrouver la conférence de Sarah Côté-Delisle Plagiat et tricherie : éduquer et intervenir.

  • Formation d’un comité institutionnel en janvier 2008, formé de CP, CP-TIC, profs et gestionnaires.
  • Tournée des départements pour présenter le projet.
  • Modification de notre PIEA pour qu’elle tienne compte du plagiat, qui le définit, qui définit les procédures et sanctions
  • Mise en place d’un formulaire
  • Formation des enseignants lors d’une journée pédagogique – Je crois que Nicole est venue présenter quelque chose lors de cette journée.
  • Association avec l’APOP pour l’offre d’une formation sur le plagiat « numérique ».
  • Lancement d’une campagne de sensibilisation auprès des étudiants.
  • Mise en place d’un dossier Web sur le plagiat. Hébergé sur le site de la bibliothèque.
  • Inscription de l’article de la PIEA sur le plagiat dans les agendas étudiants
  • Stand de sensibilisation lors de la journée des admis (remise de coupon pour admissibilité au tirage d’un prix).
  • Application de la PIEA.

Je crois que cela été mis en place à l’automne 2009. Depuis aucun travail complémentaire/supplémentaire n’a été fait.

Granby
Huguette Dupont

Très intéressant ce sujet… Je te communique quelques idées prises par-ci, par-là au cours des dernières années.

  • Faire produire une feuille synthèse, un schéma de compréhension de la matière ou de la recherche.
  • Exiger une bibliographie commentée et la noter.
  • Établir avec le groupe un contrat de « non-plagiat ».
  • Si le mandat du travail est clair, c’est plus facile de baliser (ex. : recension des écrits? Une analyse? Une critique? On invente?)
  • Découper le travail en plusieurs étapes avec des remises.
  • Étape d’entrevue individuelle où l’étudiant doit expliquer au prof sa démarche, ses découvertes, etc.
  • Outils collaboratifs pour faciliter le suivi en continu (ex. : GoogleDoc). 
  • Sensibilisation de toutes sortes.
  • Il semble reconnu que la formation à la méthodologie est très aidante (citer ses sources, bibliographie, etc.) mais non suffisante.

Voici un biblioguide produit par notre bibliothécaire : Biblio-guide no. 7 : Éviter le plagiat en citant ses sources.

LaSalle
Julie-Anne Roy
Sophie Valentin

Au Collège LaSalle, nous avons réinstauré l’année passée un Comité plagiat. Parmi ses mandats, figurent la formation et la sensibilisation des enseignants d’une part, des étudiants d’autre part. La révision des sujets d’examen de façon à contrer le plagiat est un des projets s’inscrivant dans la sensibilisation des enseignants. Certains de nos enseignants expérimentent déjà d’ailleurs, les examens « à livres ouverts » pour décourager les élèves de plagier et cela semble fonctionner.

Voici les autres actions que nous souhaitons mettre en place à l’horizon des deux prochaines sessions :

  • Mise en place d’une certification d’intégrité académique (court questionnaire à faire remplir par les étudiants avant chaque examen et attestant qu’ils ont correctement cité leurs sources);
  • Mise au point d’une activité obligatoire sur le plagiat pour les enseignants à la prochaine rentrée d’automne;
  • Mise au point d’une formation obligatoire pour les étudiants de première année, première session;
  • Réalisation par les étudiants d’un slogan et d’une vidéo de sensibilisation sur ce thème.

Nous n’avons donc pas encore de stratégie « gagnante » à rapporter, mais nous œuvrons dans ce sens! À noter que nous rencontrons une difficulté supplémentaire, venant du fait que nous sommes un collège bilingue, ce qui veut dire que tous nos documents et outils doivent être publiés simultanément en français ET en anglais par souci d’équité. Cela pose problème quand on sait que certains outils de formation sur le plagiat n’existent que dans l’une ou l’autre langue… nous sommes donc un peu restreints à ce niveau-là.

Marie-Victorin
Dominique Lebel
France Séguin

Avec la révision de notre PIEA l’an dernier, nous aussi avons mis une priorité sur le problème de plagiat. Les trois objectifs suivants découlant de notre politique seront l’objet d’un plan d’action qui sera porté par la Direction des études :

  • Mettre en place des moyens pour éduquer les étudiants à propos de l’intégrité intellectuelle;
  • Diffuser auprès de tous les étudiants et de toutes les instances concernées les règles relatives à la fraude et au plagiat;
  • Développer du matériel d’accompagnement lié à l’intégrité et à la propriété intellectuelle.

Nous avons donc constitué un comité afin d’élaborer un plan d’action biennal pour contrer le plagiat qui sera déposé à la Commission des études du 29 octobre prochain. Une fois le plan d’action adopté, le comité se réunira pour mettre en place des moyens pour mettre en oeuvre ce plan d’action. C’est alors que les stratégies seront élaborées par le comité pour chacune des actions retenues.

Si tu penses que cela pourra encore être utile pour toi, je pourrai alors t’indiquer les stratégies retenues, mais elles n’auront pas été expérimentées puisque le tout se déroulera pendant les 2 prochaines années. Je ne pourrais donc pas te dire à ce moment-ci si elles seront « gagnantes »

Rimouski
Maxime Ross

Voici quelques ressources :

Sherbrooke
David Laplante

De notre côté, ce qui est suggéré, c’est la révision pédagogique intégrale des consignes des travaux. Je suggère donc de revoir l’ensemble des consignes afin de préciser certains aspects, approfondir certaines questions plus pointues, le tout afin de particulariser la recherche pour la rendre singulière. Ajoutons à ça une suggestion d’ajouter des suppléments audio ou vidéos afin de personnaliser le contenu et/ou une évaluation continue du processus de travail (afin de suivre l’évolution de l’étudiant), etc. Personnellement, j’imposais également un nombre minimal de monographies, un nombre minimal de références en bas de page et que ces dernières soient parmi les manuscrits de la bibliographie (en gros, je leur expliquais pourquoi un livre n’avait pas sa place en bibliographie quand il n’était pas dans les notes de bas de page). La simple demande très large de recherche fournit toutes les raisons à l’étudiant (même si ce n’est pas bien) de plagier.

Nous optons aussi pour une sensibilisation au plagiat et ses sanctions, mais je tente de renverser la vapeur avec notre Centre des médias en parlant plus de valorisation des droits d’auteur.

Vitrine technologie-éducation
Alexandre Enkerli,

Jen Mitchell de Vanier parlait justement de TurnItIn, hier. C’est disponible en français, à ce que je sache.

Une dimension intéressante, de la lutte au plagiat, c’est qu’elle commence à se rapprocher du support de l’écriture. Belles opportunités d’apprentissage, si les apprenants peuvent utiliser Grammarly ou TurnItIn pour les aider à écrire de meilleurs textes.

C’est intéressant, ce travail de Frankoff. Bonne occasion d’aller faire un tour à Heritage.

Parlant de recherches, en voici quelques-unes d’une Allemande qui évalue les ressources logicielles pour l’identification de contenus plagiés : Tests of Plagiarism Software.

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