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Cellulaires et autres appareils en classe

CONTEXTE

Plusieurs enseignants de mon collège se plaignent du phénomène des téléphones cellulaires en classe pour les ennuis qu’ils peuvent occasionner : sonneries en classe, texto durant le cours ou les examens, risques de plagiat, etc. C’est probablement le cas chez vous aussi.

Je sais que certains collèges ont mis en place des stratégies afin de contrer l’utilisation du téléphone cellulaire durant les cours. Cela va d’un affichage Cellulaires interdits en classe jusqu’à une réglementation interdisant son utilisation durant les cours. Quelques enseignants en font parfois une utilisation pédagogique (qui?), plusieurs en tiennent compte dans leur gestion de classe. J’ai même entendu dire que certaines institutions bloquaient les

QUESTIONS

  • Votre collège a-t-il adopté des mesures institutionnelles afin de contrer ce phénomène? Si oui, lesquelles?
  • Y a-t-il des enseignants de votre collège qui ont développé des stratégies particulières?
  • Enfin, existe-t-il d’autres solutions?

DÉTAILS DES RÉPONSES

ÉTABLISSEMENT/REPTIC RÉPONSES
Ahuntsic
Lisa Tremblay
Nous n’avons rien bloqué. On laisse la latitude à l’enseignant. Je connais quelques enseignants qui utilisent Socrative (télévoteurs) en classe à l’aide des téléphones intelligents des étudiants.
Baie-Comeau
Stéphanie Coll
Chez nous, deux courts paragraphes dans la PIEA. Je sais par contre, que certains profs mettent un panier sur le bureau et que les étudiants doivent y déposer le cellulaire.

Extraits PIEA :

Le Cégep de Baie-Comeau considère qu’une étudiante ou un étudiant commet une fraude, un plagiat ou une tricherie, notamment lorsqu’elle ou il :

utilise un appareil électronique sans autorisation (cellulaire, iPod, MP3, tablette électronique, etc.).

L’enseignante ou l’enseignant a le droit : d’exiger que les étudiantes et les étudiants rangent leur téléphone cellulaire et autre appareil de télécommunication hors de leur portée.

Bois-de-Boulogne
Guy Germain

Le collège n’a prévu aucune mesure institutionnelle.

Côté stratégies, c’est un peu à chaque prof d’y arriver. Ça va de la tolérance à la montée de lait de temps à autre. Personnellement, je proposais un usage pendant les cours (photos au microscope, notes vocales, recherche d’informations, etc.). Quand ils sont occupés à faire un truc utile, ils ne pensent pas à perdre leur temps! Si on les occupe, ils ne voient pas passer le temps!

Il y a aussi l’entente à l’amiable, faut se parler!

Granby Haute-Yamaska
Huguette Dupont
À Granby, bien peu de choses pour le moment. Nous n’irons certainement pas vers le blocage de quoi que ce soit. Nous laissons les enseignants faire leur propre gestion de classe. Toutefois, nous avons une action liée à l’éthique et les TIC en 2014-2015 et nous mettrons sans doute en place des stratégies de sensibilisation en lien avec plusieurs thèmes. Pour le moment, j’ai vu une petite annonce « cute » sur les écrans d’affichage dans les corridors qui incitent les étudiants à fermer leur cellulaire à la bibliothèque et en classe. Je ne suis pas certaine que des enseignants exploitent le potentiel des téléphones intelligents pour le moment, mais je sais que certains constatent que les étudiants les utilisent pour des fins pédagogiques dans les laboratoires de soins infirmiers.
ITA – Saint-Hyacinthe
Jacques Lalumière
Il y a effectivement une politique qui touche l’utilisation du cellulaire mais qui mentionne seulement l’usage vocal. Il n’y a aucune mention à propos des textos, photos, enregistrement vidéo ou audio. La politique est spécifique, l’utilisation (vocale) du cellulaire est interdite dans les salles de classe, mais la majorité des enseignants tolère. Cette politique est actuellement en révision et devra contenir les différentes applications du téléphone intelligent. Elle devra aussi prendre en compte les autres appareils sans fil comme la tablette et le portable.
Lanaudière – L’AssomptionJean-Luc Trussart

Voici la formation et les outils à l’apprentissage mobile que je donne dans mon collège Mobiles en classe (Cellulaires, iPods et autres).

Nous accompagnons les enseignants à adapter leur pratique plutôt que de tenter de « contrôler » ces outils. Pour la question du brouilleur d’ondes, il semble que cela soit illégal.

Montmorency
Pierre Cohen-Bacrie
Au collège, nous n’avons adopté aucune stratégie-collège pour contrer l’utilisation des téléphones portables. Certaines politiques départementales l’interdisent pendant les cours.
O’Sullivan – Montréal
Lucie Carle
Nous avons à l’intérieur de nos politiques internes, une politique sur tout objet électronique (cellulaire, tablette, MP3, iPod, etc.). Ceux-ci doivent être mis hors service et rangés dans le sac ou déposés sur le bureau de l’enseignant au début des cours.
Rosemont
Marie-Josée Desrochers
Voici ce que nous avons au collège à ce propos :

Article 25 – Appareils de communication (téléavertisseurs, téléphones cellulaires)

À l’exception des agents de sécurité, dans le cadre de leurs fonctions, toute personne qui se trouve dans un lieu où se déroule une activité d’apprentissage ou d’évaluation — ou dans tout autre lieu où leur usage est prohibé — ne peut utiliser, de quelque façon (en mode « sonnerie » ou en mode « vibration ») un appareil de communication tels les téléavertisseurs ou téléphones cellulaires.

Saint-Félicien
Bernard Gagnon

Il n’y a pas (encore) de politique spécifique à ce sujet. Cela relève de la gestion de classe de chaque prof. En fait, il est interdit d’apporter son portable, téléphone intelligent, iPod touch, etc. en classe à moins d’une autorisation du prof.

Pour l’utilisation des téléphones mobiles ou iPod touch, il y a deux cas où ils sont utilisés en classe par les étudiants :

  • Utilisés comme télévoteurs (jumelés à SurveyMonkey) en Sciences humaines
  • Utilisés pour entrer des données d’entraînement (sur le site Web « Cégépiades » de St-Félicien) en éducation physique
Shawinigan
Jocelyne Dupont

Cette question arrive à un moment où il y a des questionnements chez nous à ce propos. Nous n’avons pas mis en place des mesures particulières. Il s’agit d’un phénomène lié à la gestion de classe et accompagner les enseignants dans leurs interventions apparaît important. Nous sommes à réfléchir à cet accompagnement. Je ne crois pas que nous en arriverons à des mesures institutionnelles, du moins pour le moment. Je suis donc bien intéressée de voir de quelle manière cela est vu et traité ailleurs.

Une enseignante en Techniques d’éducation à l’enfance demande aux étudiants d’utiliser leur téléphone dans le cadre de recherches spontanées durant certains cours. Elle considère que cela fonctionne bien et elle n’a pas l’impression que ses étudiants abusent de la situation en faisant un usage différent de ce qu’elle demande.

Vieux Montréal
Daniel Bourry
Nous avons des affichettes évoquant l’interdiction de l’utilisation des téléphones cellulaires. Certains enseignants interdisent clairement toute utilisation dans leur cours dans leur plan de cours. Certains départements ont des règles d’encadrement qui balisent cette interdiction. Cela repose sur de la gestion de classe.

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