Hébergement des sites des enseignants et imputabilité Imprimer Envoyer
Écrit par Jean Poirier   
Mercredi, 27 Février 2008 17:26

Tags: Diffusion Web

Questions de Jean Poirier :

Plusieurs cégeps, dont le nôtre, hébergent des sites pédagogiques de département ou d'enseignant.

  • Qu''en est-il de l'imputabilité du collège face à ce qui est déposé sur le site?
  • Votre collège a-t-il prévu une politique face à cette question?
  • Les enseignants signent-ils une déclaration pour dégager le collège de toute responsabilité?
  • Votre collège contrôle-t-il le contenu de ces sites?
De façon générale, il semble que les institutions n'ont pas adopté de politique sur cette question et font confiance au professionnalisme des enseignants. Certains cégeps proposent un code de conduite. Enfin, plusieurs institutions encouragent les enseignants à utiliser DECclic ou ProfWeb pour mettre leur site en ligne.
ÉtablissementRéponse

Abitibi-Témiscamingue
Claude Boutet

À Rouyn-Noranda, le collège héberge des sites de départements et de professeurs. Il n'y a pas de contrôle quant au contenu ni de déclaration de dégagement envers l'institution. Le seul contrôle exercé est celui du débit de transfert de et vers le site. Lorsque le site subit d'intenses transferts, le gestionnaire réseau nous appelle assez rapidement.

Ahuntsic
Claudine Cossette

J'en suis encore à chercher l'information de ce qui se fait chez nous en ce sens…

Voici un lien vers un site Internet (qui a comme partenaire Éducation-Québec) qui répond à plusieurs questions… surtout la partie : "l'école héberge les pages personnelles des étudiants et associations étudiantes".

André-Laurendeau
Nathalie Bastien

Notre cégep héberge aussi  des sites Web départementaux et pédagogiques.

Nous n'avons pas de politiques d'imputabilité et ne contrôlons pas le contenu de ces sites (ce qui pose problème, le service des communications en est conscient).

Les enseignants ne signent donc pas de déclaration.

Bois-de-Boulogne
Guy Germain

Voici ce que le responsable du web à BdeB me répond.

  • Qu'en est-il de l'imputabilité de l'institution face à ce qui est déposé sur le site?
    • J'imagine que peut importe ce qu'on en pense, si le FBI trouve quelques chose sur notre site web, ils ne nous demanderons pas notre avis.
  • Votre institution a-t-elle prévu une politique face à cette question?
    • Non, pas à ma connaissance.
  • Les enseignants signent-ils une déclaration pour dégager l'institution de toute responsabilité?
    • Non, pas à ma connaissance.
  • Votre institution contrôle-t-elle le contenu de ces sites?
    • Non, pas à ma connaissance.    Mais, en tant que responsable des serveurs j'ai accès à l'ensemble du contenu de ces sites.  Jusqu'à présent je me fait un devoir d'être neutre face au contenu des sites (photos personnelles, association de scouts, loisirs personnels, jardinage, site familial, etc).  Je suis intervenu dans deux cas jusqu'à présent: un cas d'utilisation exagérée des ressources du collège et un cas de publication sur Internet.
Finalement, le régisseur des services informatiques pense revoir la page web du collège et possiblement la page du collège virtuel et à cette occasion revoir certaines notions sur les aspects que tu soulève dans ta question.  L'évolution des choses nous emmène sur ce terrain forcément ! d'une évaluation et de son correctif.

ITA – St-Hyacinthe
Khalid Gueddari

Mes réponses sont dans ton texte ci-dessous

J'ai une question un peu légale pour vous tous. Plusieurs cégeps, dont le nôtre, hébergent des sites pédagogiques de département ou d'enseignant. Qu''en est-il de l'imputabilité de l'institution face à ce qui est déposé sur le site ?

Votre institution a-t-elle prévu une politique face à cette question ?

On avait penser autre fois mais cela était difficile à gérer, donc on n'a rien fait. Cette question sous-entend aussi peut-être que  l'institution dispose de politique par rapport aux droits d'auteurs.

Les enseignants signent-ils une déclaration pour dégager l'institution de toute responsabilité ?

Non

Votre institution contrôle-t-elle le contenu de ces sites ?

Non. Ca était quasiment impossible (ou au moins fastidieux) car les sites bougent et des mises à jour sont fréquentes.

Je me ferai un plaisir de vous comminiquer rapidement la compilation des réponses.

Lanaudière à Terrebonne
André Beauregard

Justement, pas plus tard qu’hier nous avions une réunion au sujet de nos plateformes informatiques. L’imputabilité et le contrôle du contenu des sites des départements furent abordés. Pour le moment il y a « gestion » du site par les profs des départements. Ils s’entre-corrigent et s’autocensurent. L’administration songe à instaurer une politique plus stricte ou tout au moins d’avoir une politique dans les mois à venir.

Marie-Victorin
France Séguin

À Marie-Victorin, nous n'avons pas de politique entourant les contenus des sites départementaux. Cependant, les départements doivent se référer à notre code d'éthique en ligne sur notre portail pédagogique et qui donne les indications à respecter pour la mise en ligne de leur sitedépartemental. Pour le moment, nous n'avons personne qui contrôle le contenu des sites, nous faisons confiance aux départements. Cependant, nous nous réservons le droit de retirer toute information qui nerespecterait pas notre code d'éthique si jamais tel était le cas en nouspromenant sur les sites. Les enseignants ne signent donc aucun document relatif à la responsabilité du collège où à la leur.

Montmorency
Pierre Cohen-Bacrie

La personne qui exerce la fonction de conseiller pédagogique TIC se trouve entre deux extrêmes : le professeur qui dit que ce n’est pas dans sa tâche de faire une page web et l’administrateur qui est réticent, car obnubilé par le contrôle. L’expérience montre que la générosité et la bonne volonté peuvent défaire ces impasses. Le professionnalisme fait le reste, avec un travail opiniâtre.

Au Collège Montmorency, nous faisons confiance à notre personnel enseignant à qui nous confions l’éducation de centaines de jeunes chacun chaque année. Ceci est le point le plus important. Comme Collège, nous n’irions nulle part si nous nous méfions de notre personnel enseignant. C’est ainsi que nous avons pu commencer l’aventure des pages web de département et d’enseignement, il y a déjà 10 ans.

C’est la liberté, mais ce n’est pas la licence. Le Service des ressources à l’enseignement (et son conseiller pédagogique TIC) exerce une collaboration active afin de s’assurer que les liens essentiels soient actifs et à jour (par exemple en cas de liens aux grilles de cours), que les règles éthiques soient respectées ainsi que le droit d’auteur.

Voir le document qui contient les consignes

Et le Service des communications nous fait bénéficier, à son tour, de son attention collaborative. Des formations ont été données et des analyses systématiques transmises aux auteurs des sites web (au moins deux fois dans les dernières années : toutes les remarques faites et tous les liens vérifiés). Encore cette année, les professeurs ont jusqu’au 15 mars pour mettre à jour leur site. Sinon, le lien qui les relie au site du collège est d’abord désactivé.

Nous avons déjà agi eu à agir, il y a quelques années, alors qu’un site avait emprunté un inédit sur le web. Le tout s’était déroulé sans anicroche : retrait du texte et réaffectation de la responsabilité du site, sans aucune autre conséquence. Il convient d’exercer non pas un contrôle (le mot me semble inapproprié dans l’enseignement supérieur), mais une interaction constante.

En pratique, je peux intervenir dans n’importe quel site de département et d’enseignant, mais je n’ai jamais à le faire pour rétablir une faute. La plupart des enseignants utilisent le DECclic (plus de 200) si bien que seulement 68 ont conservé des pages web (nous en avons déjà eu 120). Dans 2 ou 3 cas, nous faisons même la page pour les profs.

Par contre, tous les départements ont maintenant leur page web, ce qui permet de diffuser une information de 2 e niveau, parfois plus vivante. Plus vivante, mais qui demande donc une attention plus soutenue, c’est un prix à payer qui en vaut la peine selon moi, si l’on adopte l’esprit d’ouverture caractéristique de l’enseignement supérieur. Il reste que 25 des 32 pages de département sont faites par nous (pour des raisons pratiques) en collaboration pour le contenu avec les départements avec qui nous entretenons une réelle relation de confiance et d’estime réciproque, et que les 7 webmestres volontaires sont expérimentés et dignes de la plus grande confiance.

Pour finir, je voudrais partager avec vous une vision : que 15 000 professeurs de cégep soient encouragés à créer des pages web, d’un bon niveau de vulgarisation supérieure, ce qui développerait extraordinairement la culture francophone et le goût du savoir. On ne trouve sur le web que ce que l’on y met… ou ce que d’autres y mettent.

Rimouski
Bruno Lavoie

Nous n'avons pas de politique sur ce sujet

Saint-Félicien
Bernard Gagnon

Le collège se dégage de toute responsabilité quant aux sites départementaux et ceux d'enseignants. Une note à cet effet apparaît obligatoirement sur tous les sites départementaux. C'est - à ma connaissance - la seule politique qui existe à cet effet. Il n 'y a rien de signé comme tel (aucune signature des profs). Notre institution ne contrôle pas spécifiquement ces sites, mais toute plainte ou tout commentaire des étudiants ou du personnel peut faire l'objet d'une vérification par la Direction, notamment la Direction des études. À ma connaissance, il n'y a jamais eu (encore) d'investigations systématiques des sites d'enseignants. les sites départementaux sont vérifiés par le répondant TIC et/ou l'agent d'information qui participent le plus souvent à leur création.

Saint-Hyacinthe
Luc Blain

Les sites entièrement développés par l'enseignant sont logés sur Profweb et se sont leurs règles qui s'appliquent.

Toute personne ayant accès au Portail doit, lors de sa première connexion, indiquer si elle a pris connaissance de l'article 10.00 du règlement numéro 5, Relatif à la protection des personnes et à la sécurité des biens. Un portlet donne accès automatiquement à cet article et la date et l'heure de cette prise de connaissance sont automatiquement enregistrées dans son profil. La personne ne peut pas poursuivre sa visite dans le portail sans avoir explicitement indiqué avoir pris connaissance de l'article en cochant la case appropriée.

Saint-Laurent
Michel Vincent

Nous avons réglé cette question avec l’arrivée de Profweb et de DECclic. Aucun site pédagogique n’est hébergé chez nous.

Trois-Rivières
Chantal Desrosiers

Le collège a engagé un webmestre en août dernier afin qu'il se penche sur la question. Nous attendons son rapport prévu pour juin 2008.

Désolé de ne pas être plus précise.

Victoriaville
Lorraine Ouellette

Ici à Victoriaville, nous n’avons pas de politique quant à la validation des contenus des sites web, quelques sites web ont été créés lors du démarrage de nos projets portables mais de plus en plus, on se dirige vers l’utilisation plus exclusive de DEcclic. La majorité des profs n’aiment pas que leur site ou les notes de cours qu’ils déposent deviennent publics Decclic est donc une solution intéressante pour eux.

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