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Tags: Certification | Éval. apprentissages | Profil TIC étudiants QUESTIONS
Des échanges ont actuellement lieu à propos du Profil TIC des étudiants avec les enseignants du programme de Techniques administratives. Plusieurs questions intéressantes se sont posées :
- Est-ce que l'évaluation des habiletés est pondérée, exemple peut-on certifier un étudiant qui n'a que 60 % des habiletés?
- Est-ce beaucoup plus de travail pour évaluer les habiletés?
- Comment évaluer les habiletés du profil?
- Que doit-on faire lorsque la plupart des habiletés du profil sont enseignées dans 2 cours d'informatique donnés par une discipline contributive?
ACTION SUITE À CET APPEL À TOUS
Diffusion des réponses à mon département pour alimenter leur discussion par rapport au Profil TIC.
DÉTAILS DES RÉPONSES
| ÉTABLISSEMENT/REPTIC |
RÉPONSES
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Abitibi-Témiscamingue Marie-Josée Tondreau
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- Pondération : Chez nous, nous avons pris la décision que le Profil TIC n'était pas évalué, car il ne fait pas partie des compétences de programme. Le rôle de l'étudiant est d'évaluer ses compétences avec la contribution des enseignants.
- Temps consacré à l’évaluation : Ce que nous voulons faire (et avons commencé) est de définir les habiletés TIC que l'étudiant doit maîtriser. Par la suite, nous avons ciblé les cours potentiels pour l'acquisition et le renforcement de l'habileté. Par exemple, dans un cours d'informatique, ils acquerront plusieurs habiletés, mais pourront les renforcer dans un cours de communication ou dans la rédaction d'un rapport de stage.
- Comment évaluer : Selon notre fonctionnement, l'évaluation se fait de façon progressive et sans évaluation formelle.
- Habiletés enseignées dans 2 cours : Présentement, nous ciblons les cours d'acquisition et de renforcement des habiletés et nous les inscrivons dans les plans-cadres.
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Ahuntsic Lisa Tremblay
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Je ne peux pas t'aider beaucoup puisque je suis en début de processus. Par contre, je me suis questionnée (et je me questionne toujours!) au niveau de l'évaluation des habiletés (question 1). Est-ce que c'est l'étudiant qu'on doit évaluer ou le processus par lequel il est passé? Si le programme intègre les TIC, la question du pourcentage de réussite ne se pose plus…
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Ahuntsic Samuel Fournier St-Laurent
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Pour le Profil TIC, j'ai adopté l'approche présentée par Mmes Boissonneault et Garneau-Angers du programme de Sciences humaines de Victoriaville lors de la rencontre REPTIC en juin. Pour moi, la première phase du Profil TIC est formée d'une étape de planification et d'une étape d'implantation qui peuvent s'étendre sur plusieurs sessions. Par ailleurs, le projet Certitude n'est pas terminé et je ne crois pas me souvenir de documents ou rencontres au sujet de la certification du Profil TIC. La discussion des détails de la certification avec les enseignants me semble donc prématurée. Mais si c'est leur préoccupation, allons-y!
- Pondération : Je verrais bien un système d'évaluation basé sur les dimensions du profil : production, communication, information. Un étudiant qui passerait dans chaque dimension obtiendrait la mention « Profil TIC » à son bulletin. SVP pas de notes!
- Temps consacré à l’évaluation : Avec un peu d'imagination, je crois qu'on pourrait trouver un moyen de rendre le processus d'évaluation rapide. Une bonne grille descriptive et des indicateurs clairs pourraient faciliter les choses. Les enseignants intégreraient ensuite au besoin certains critères de cette grille dans leur propre grille d'évaluation.
- Comment évaluer : Comme on le fait avec des cours normaux, c’est-à-dire en effectuant un jugement basé sur les productions des étudiants. Sérieusement, l'idée de la grille descriptive globale au point 2 pourrait être une solution. Pour guider les enseignants, les REPTIC pourraient aussi proposer des scénarios pédagogiques « modèles », applicables à un large spectre de cours, et accompagnés d'une procédure et d'outils d'évaluation. En tout cas, c'est ce que je ferai dès que FutursProfs sera fonctionnel.
- Habiletés enseignées dans 2 cours : Apprendre aux étudiants à « pitonner » dans un cours de base en informatique est une bonne chose. Toutefois, l'intégration des TIC en classe se traduit par : « les étudiants apprennent avec les technologies ». Selon moi, cela signifie que les étudiants doivent utiliser les technologies dans plusieurs contextes d'apprentissage. Exemple :
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- Le plan d'une dissertation explicative en français se construit en utilisant le « mode plan » d'un outil de traitement de texte;
- Travailler en équipe signifie l’utilisation d’outils comme DropBox, Google doc et Skype;
- Chercher de l'information sur un sujet se fait en utilisant des moteurs de recherche, des bases de données et des répertoires de ressources.
Bref, les TIC ne représentent pas une matière qu'on peut compartimenter dans un cours de 45 h, c'est plutôt un moyen d'apprendre.
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Cégep@distance Yves Munn
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- Pondération : Quelle est la valeur d'une certification TIC pour un employeur? Est-ce que l'étudiant dans un programme technique maîtrise ou non les habiletés TIC minimales nécessaires à l'exercice d'un emploi dans son champ d'études? Lors de l'évaluation, il est important de savoir si l'étudiant maîtrise les compétences TIC nécessaires ou non. La certification TIC n'a pas beaucoup de valeur pour un employeur s'il faut qu'il forme la personne engagée sur les outils couverts par la certification TIC d'un collège.
- Temps consacré à l’évaluation : Puisque je travaille au projet Certitude, je peux te dire que l'évaluation de la maîtrise d'une habileté dans un outil TIC nécessite des stratégies différentes d'une évaluation de connaissances.
- Comment évaluer : C'est l'un des objets de travail de Certitude. Je t'invite à lire l'article qui paraît le 12 décembre 2011 sur le site de Profweb. Nous invitons des enseignants à expérimenter ce type d'évaluation lors de la prochaine session entre janvier et mai 2012.
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Jean-de-Brébeuf Jean Allard
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- Pondération : Pour Magellan, nous certifions les étudiants qui ont la note de passage de 60 % à un examen qui a lieu en fin de 2e année. En gros, la partie environnement compte pour 10 %, la recherche informationnelle pour 15 %, le traitement de texte pour 35 % et le tableur pour 40 %. Il y a un programme où Photoshop s'ajoute à l'examen et un autre, où le tableur est moins important. Dans ce dernier cas, en Arts et communication, ce sont les outils Web qui prennent plus d'importance. L'Université de Montréal accorde également une certification sur la base de nos examens.
- Temps consacré à l’évaluation : L'examen dure 2 heures et la correction nécessite 20 minutes par étudiant. Le projet CERTITUDE travaille présentement à informatiser l'évaluation et sa correction automatisée. Des examens en ligne seront testés dans les prochaines semaines et disponibles pour tous les cégeps dès mai 2011.
- Comment évaluer : Par un examen
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Jonquière Manon Lessard
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- Pondération : Nous explorons la possibilité que la même habileté soit validée de 3 à 5 fois durant le cheminement de l'élève, c’est-à-dire sur toute la durée du DEC. À ce moment, il y aurait un seuil de réussite pour chaque habileté.
- Temps consacré à l’évaluation : Nous (nous étant les CP) développons des grilles avec critériées pour chaque habileté que l'enseignant pourra utiliser. Il s'agit de grilles qui déterminent un niveau de réussite et non pas un pointage.
- Comment évaluer : Nous associons les habiletés à des travaux déjà demandés dans les cours. De cette façon, les enseignants n'ont pas plus de corrections, simplement à compléter la grille.
- Habiletés enseignées dans 2 cours : Je pense qu'il faut vraiment répartir les habiletés dans tout le programme, autrement, ça ne fait pas vraiment de sens. Si un cours regroupe plusieurs habiletés, tu peux choisir celle qui serait plus appropriée pour le cours en question.
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Lanaudière – L’Assomption Jean-Luc Trussart
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On peut certifier le processus et non l’ensemble des habiletés. Un genre d'ISO pour les TIC. En mon sens, l’évaluation des habiletés doit s’inscrire dans les éléments de compétences déjà développés dans les cours. Il ne s’agit pas d’ajouter des items d’évaluation, mais d’adapter les habiletés TIC aux critères de performance déjà établis dans les devis de formation. Il est certain que le cours d’informatique sera plus sollicité.
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Rosemont Marie-Josée Desrochers
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Ces questions sont en quelque sorte « les questions ». Ce choix revient au collège puisqu'il n'y a pas encore de certification officielle. Nous ne pouvons pas évaluer les habiletés TIC qui ne sont pas dans les compétences du cours, mais nous pouvons les valider à travers une grille, comme Michel l’a fait à Gérald-Godin.
Les disciplines contributives font partie du programme et donc, elles doivent être consultées si vous souhaitez les intégrer dans le projet. Ça dépend de la relation entre le programme et la discipline contributive. L'important, c’est de vous créer un profil local, et de le bonifier pour chaque programme. Vous devez cibler des cours porteurs. Cette action doit être précédée d’une phase d'analyse qui identifie ce qu'il y a déjà dans tel ou tel cours.
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Victoriaville Lorraine Ouellette
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Nous travaillons depuis un bon moment à intégrer le profil. Parfois, j’ai l’impression de ne pas avancer, mais il faut y aller avec la théorie des petits pas afin de ne bousculer personne.
Mes premières expériences se sont faites avec des programmes qui existaient déjà, donc tout cannés. J’ai réalisé qu’il n’y a pas de place pour ajouter l’enseignement des habiletés, même si tout le monde est bien conscient qu’il faut développer ces habiletés. Les profs disent ne pas avoir le temps et les compétences pour les enseigner. Dans ta situation, si des cours développent déjà les habiletés de base, ton combat sera peut-être de travailler à trouver les cours porteurs pour les réinvestir.
Suite à ces constatations, nous ne travaillons plus avec des programmes existants, mais des programmes en évaluation ou en développement. Nous utilisons notre procédure de développement des programmes afin de l’adapter pour qu’on y intègre le Profil TIC au bon moment. Le profil de sortie devient un outil de départ essentiel dans lequel le Profil TIC doit apparaître pour une première fois. C’est ainsi que le développement du programme sera teinté du Profil TIC tout au long de son développement. Comme le programme est développé de cette façon, le choix des cours porteurs pour les habiletés se fait dès le début et l'on y prévoit du temps pour développer les habiletés pertinentes pour le développement de la compétence. Bref, c’est la façon que nous avons résolue de travailler avec les programmes dans le futur. Le développement des habiletés est inclus dans les plans-cadres et les plans de cours. Les étudiants sont informés, voire très conscients, de cette démarche, chose que je n’avais pas réussi à faire dans mon travail avec les programmes existants.
- Pondération : Nous n’évaluons pas avec des pointages, à moins que l’habileté ne fasse partie de la compétence. Nous sommes à développer des grilles critériées qui pourront aider les enseignants dans le développement des habiletés TIC
- Temps consacré à l’évaluation : Je crois qu’avec ces grilles, ça ne devrait pas être plus de travail pour le prof. Toutefois, il faut vraiment qu’ils croient en l’importance de la maîtrise des habiletés par les étudiants. De plus, comme les travaux seront réalisés avec des outils TIC, dans plusieurs cas, c’est la réalisation du travail ou le recours à l’outil qui fait foi de l’atteinte.
- Comment évaluer : Je pense que pour nous, après avoir expérimenté différentes façons, la grille devient un outil très aidant pour le prof. Ça permet même de savoir ce que l’étudiant doit pouvoir réaliser. C’est rassurant.
- Habiletés enseignées dans 2 cours : Je ne crois pas que l’on puisse sincèrement viser la maîtrise d’une habileté en utilisant un ou deux cours d’informatique. Si tu utilises cette façon de faire (et je ne crois pas que tu aies le choix dans ton cas, car je suppose que le programme que tu analyses inclut déjà ces deux cours), tu dois t’assurer que les habiletés sont réellement réinvesties dans d’autres cours. Par exemple, en Comptabilité et gestion, nous avons deux cours d’informatique. Il arrive souvent que des étudiants viennent me voir pour savoir comment réaliser telle ou telle manipulation. Ils l’ont vue en première année, mais ce ne fut pas réinvesti. Ces deux cours sont supposés porter sur des habiletés dont les étudiants ont besoin dans leur profession. Il faut donc s’assurer qu’elles doivent être réinvesties, ce qui n’est souvent pas le cas
L’important, c’est vraiment que la demande d’implantation du Profil vienne de la Direction et que le programme choisi soit vraiment preneur de cette démarche. On ne peut pas arriver à ça tout seul. J’ai tenté de le faire, mais on finit par s’essouffler, car le programme se tournera rapidement vers d’autres dossiers prioritaires si cette commande n’est pas incluse dans leur plan de travail annuel et s’il n’y a pas de commande précise de la direction.
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